Bob Morane Renaissance

Bob Morane Renaissance tome 11 Les terres rares

Nigeria, 2012. Le jeune lieutenant Morane fait partie d’un groupe de casques bleus en patrouille, lorsqu’un enfant désemparé vient les supplier de l’aider. Son père vient d’être sorti de chez lui et mutilé par un groupe d’insurgés.
Les ordres sont clairs : interdiction d’intervenir. Mais Bob Morane ne peut s’y résoudre. Seul un géant écossais, le sergent Bill Ballantine, sort du rang à son tour. Les deux hommes ne se connaissent pas encore mais avancent côte-à-côte vers le danger.
C’est le début d’une amitié indestructible. C’est le début d’une aventure qui changera la face du monde.

Bob Morane Renaissance tome 22 Le village qui n’existait pas

Nigeria, 2022. En enquêtant sur l’assassinat du Président français, Bob Morane a découvert Zamosho, une ville futuriste en plein cœur de la jungle du Nigeria. C’est un énigmatique Mongol du nom de M. Ming qui règne en maître sur la cité. Les deux hommes se jaugent rapidement : ils seront ennemis. Et leur affrontement fera trembler le monde.

 

Lorsque j’ai lu le premier tome de ce reboot, il y a déjà un an, j’étais plutôt vénère. Mais qu’avait-on fait à mon Bob Morane ? Moranophile depuis plus de cinquante ans je ne reconnaissais plus rien. Seuls quelques noms surnageaient dans ce salmigondis. L’histoire était bien trop moderne et surtout bien trop politique pour être vernienne – c’est à dire écrite par Henri Vernes, inventeur et auteur des aventures de Bob Morane que ce soit en romans ou en bandes dessinées. Les dessins ne ressemblaient en rien à ce qu’avaient pu faire les dessinateurs précédents. La encore ils étaient bien trop dans l’air du temps là ou le classicisme s’imposait. Bref après avoir dit tout le mal que j’en pensais sur différents forums, je repris le cours de ma vie et oubliais bien vite cette déception. D’autant que bien d’autres romans et bandes dessinées me tendaient les bras.

Mais voilà. Le temps ne s’arrête pas et en ce mois d’octobre le deuxième tome pointait son nez sur les étals des libraires. Que faire ? L’ignorer ? Très vite je décidais de le lire et d’en dire tout le mal que j’en pensais car il ne faut jamais perdre une occasion de jeter son fiel, n’est-ce pas ? Oui mais…

Afin de me remettre l’histoire en mémoire j’entrepris la relecture du tome 1. Et, chose étrange, je commençais à y trouver de l’intérêt. Il faut dire que j’avais complètement et volontairement occulté le fait que mon héros préféré était censé vivre cette histoire. Et cela a plutôt bien marché ! Car une fois affranchi des liens anciens j’ai trouvé une histoire qui fonctionne très bien. C’est donc avec empressement que j’attaquais la lecture du tome 2.
Le background ayant été mis en place dans le premier volume, l’histoire peut maintenant entrer dans le vif du sujet. Si l’on retrouve l’aspect politique affiché dès le départ, cette suite fait la part belle à l’action avec bonheur grâce à un découpage très dynamique. Dans l’ensemble l’aventure ressemble beaucoup à ce que l’on trouve dans Largo Winch, la politique remplaçant ici la haute finance.
On pourrait donc s’imaginer que le pari est réussi. Hélas il traîne quand même pas mal de scorie dans cette affaire.
Si l’on pouvait se demander dès le début quel était l’intérêt d’utiliser une licence institutionnelle et en faire un reboot, la question se pose plus que jamais dans le deuxième volume. On dirait que les auteurs ont pris un malin plaisir à retourner les personnages originaux. Que l’on en juge :
– Bob Morane est devenu un personnage naïf à la solde d’un président africain plutôt trouble
– Bill Ballantine est nul en bricolage et buveur de jus de carotte
– Miss Ylang-Ylang dirige officiellement une entreprise fournissant des mercenaires
– Tania Orloff aide Bob Morane sans se cacher de son oncle
– Monsieur Ming est finalement le personnage le plus sympathique
Pour ceux qui manquent de référence je vous invite à vous procurer quelques romans originaux sur les brocantes.
Mais comme je l’ai dit plus haut il est possible avec quelques efforts de s’affranchir des histoires originales.
Reste le problème du dessin. Je ne connais pas les autres travaux de ce dessinateur aussi je ne critiquerai pas le choix de l’éditeur. Il avait peut-être une bonne raison pour choisir Dimitri Armand. Mais à mon sens il s’agit d’une erreur. Le défaut souvent signalé dans le premier tome concernant l’inconstance du dessin (Bob Morane changeant de tête d’une case à l’autre) s’est encore accentué dans cette suite touchant bon nombre de personnages. Pire, le trait oscille en permanence entre dessin réaliste et illustration de roman pour ados. Il suffit d’ouvrir le tome 2 à la deuxième planche pour s’en compte : Tania Orloff semble tout droit sortie d’un épisode de Witch !
Il parait que les scénaristes vont changer pour les prochains tomes. Moi je les aurai gardés mais j’aurai remplacé le dessinateur…
Au final si vous ne connaissez pas les histoires originales et si vous accrochez au trait d’Armand, vous pouvez passer un bon moment. Mais si vous décidez de faire l’impasse sur cette « Renaissance » vous ne manquerez rien non plus.

 

PS : du scénariste Aurélien Ducoudray je vous conseille l’excellent album  » A coucher dehors » chez Bamboo éditions

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